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jeudi 14 mai 2009

Non tantum, sed etiam


Quand le cimetière du père lachaise est aussi le plus grand espace vert de Paris...















Photos au chemin des chèvres : Agnès Flauder





samedi 18 avril 2009

"L'invitation au voyage"




Il est un endroit au cœur du père lachaise où j'ai souvent tant aimé venir me réfugier et m'évader. Cet endroit a longtemps pansé mes blessures. Je venais m'y cacher bien loin de l'agressivité urbaine ; il était mon refuge, mon écritoire, mon confident...




Il s'agit d'un petit tertre niché dans les hauteur du chemin des chèvres ; l'atmosphère y est douce et sereine.



De la haut, on découvre encore un autre père lachaise..

Aux beaux jours, en fin de matinée, l'endroit est magique. Lorsqu'il est baigné de soleil, on peut y rester de longs moments assis, à rêver, lire ou se recueillir. Il est tout silence ; on entend juste le "cui-cui" joyeux d'oiseaux complices. La végétation avoisinante est luxuriante et transporte dans un univers champêtre et poétique...



Dès le mois d'octobre, lorsque les arbres se dénudent et que le ciel s'abaisse, on y jouit d'une vue dégagée sur les deux villes : celle du père lachaise d'abord qui se dévoile au grand jour et puis Paris, si proche et si loin à la fois, avec au loin son Panthéon où la plupart de ses âmes auraient tant aimé reposer ici!



Je vous invite vivement à venir découvrir ou redécouvrir cet endroit insolite et si beau et à vous y poser quelques instants ou plus longtemps...et peut être deviendra t-il pour vous aussi une inépuisable source d'inspiration et de consolation...

mardi 24 février 2009

En hiver

Il m'a fallu des années avant d'oser arpenter le père lachaise en plein hiver! J'ai longtemps redouté le fait de ne pas m'y sentir protégée par sa si rassurante végétation. J'appréhendais le froid, la pluie, le vent et la nudité des arbres.
Puis, petit à petit, je suis parvenue à vaincre mes appréhensions et à découvrir un autre père lachaise...



Un univers finalement assez irréel où les allées désertes s'étendent à l'infini...


Une ambiance mystérieuse, presque énigmatique...




Une atmosphère minérale où la pierre, quasi omniprésente, s'offre à nous, tantôt nue, tantôt blottie dans des draps de mousse...


























Des allées de grands arbres aux bras tentaculaires qui, transits de froid, semblent chercher à tirer sur eux la douce couverture céleste...



Mais, ces paysages d'un père lachaise nu et souvent gris n'ont,au fil du temps, titillé, ni vraiment mon inspiration, ni vraiment mes sens.
Je reconnais toutefois à la période hivernale des qualités certaines et toutes subjectives!
Tout d'abord, la terre gelée, privée de sa luxuriante végétation offre une plus belle lisibilité des racines de ses arbres...



D'autre part, la froide grisaille freine de manière significative les giclées touristiques ; ce qui me permet, tout à fait égoïstement, de jouir parfois d'un père lachaise tout à moi...



Je me dois malgré tout de confesser que, dès la fin du mois de février, j' accoure dans mon bel enclos afin d'être la témoin privilégiée des premiers bourgeons...



Et déjà...je rêve du printemps...






vendredi 6 février 2009

Le chemin des chèvres

Je vous invite aujourd'hui à découvrir ou à redécouvrir un endroit que j' affectionne tout particulièrement. Il s'agit du merveilleux chemin des chèvres.
Niché dans les hauteurs de la nécropole, il n'est pratiquement jamais mentionné dans les plans du père lachaise. Et pourtant, c' est à mon sens l'endroit le plus émouvant du cimetière.
Si vous prenez le temps de vous imprégner des sons, des parfums et de l'atmosphère presque irréelle du chemin, vous ne serez plus ni au père lachaise, ni à Paris, mais transportés dans un monde féérique et hyper-romantique.
En prenant l'avenue des Acacias, à partir du rond point Casimir Perier, un petit escalier sur votre gauche vous y conduira

Je me permettrais de ne pas en écrire davantage. Le chemin des chèvres ne s'écrit pas, il se ressens...
Ainsi, je vous confie le bonheur et le privilège d' y flâner, bien loin, vous le constaterez, des hordes touristiques.
En attendant ce beau moment, je vous propose une première saveur virtuelle du chemin des chèvres à travers les saisons.

Photo ci dessus : Mathieu